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Avec quels outils un traducteur professionnel travaille-t-il ?

On reconnaît le bon ouvrier à ses outils. Le traducteur professionnel n’échappe pas à la maxime. Les outils de traduction sont bien sûr de plus en plus dématérialisés, cela n’empêche pas toutefois qu’il faille s’en servir correctement pour arriver à des traductions de qualité, quel que soit le domaine.

Nous passons ici en revue les outils actuels des traducteurs professionnels indépendants ou de ceux travaillant en agence de traduction, ainsi que leurs fonctions respectives dans les processus de traduction.

Les outils de traduction assistée par ordinateur (TAO)

Les dictionnaires papier bilingues ou multilingues, spécialisés ou non, en voie de disparition, sont encore parfois utilisés par certains traducteurs, car il peut arriver que la recherche d’informations spécifiques nécessite de se documenter dans une source qui n’a pas encore été numérisée.

Pour le reste, les outils principaux des traducteurs professionnels sont les logiciels de TAO. Les plus utilisés actuellement par les traducteurs professionnels et les agences de traduction sont SDL Trados, Déjà Vu et Wordfast.

Les ressources en ligne pour traducteurs professionnels

Les ressources en ligne pour traducteurs professionnels

Les traducteurs professionnels se servent abondamment des dictionnaires en ligne contenant des phrases déjà traduites par des humains. Il s’agit de sources très fiables qui leur permettent de trouver des termes spécialisés comme les termes techniques, juridiques ou scientifiques appropriés à leurs traductions.

Linguee et Reverso sont les deux outils les plus employés actuellement par les traducteurs pour arriver à leurs fins.

Grâce à Internet, les traducteurs professionnels ont désormais aussi la possibilité de travailler en collaboration pour s’entraider. Il existe à leur intention des forums d’échanges comme celui de WordReference ou le Forum d'entraide pour traducteurs professionnels pour solliciter l’aide de la communauté lorsque se posent des problèmes de traduction épineux.

D’autres plateformes collaboratives permettent de poser des questions à des experts de certains domaines pour des questions précises lorsque toutes les autres pistes ont été explorées en vain.

Les autres outils de traduction

Les autres outils de traduction

Parmi les outils de linguistique fournis dans les programmes de TAO, nous avons les mémoires de traduction. Ces dernières mémorisent les segments courants déjà traduits pour accélérer les traductions.

Dans la même veine, les outils de gestion terminologique permettent aux traducteurs de vérifier que les termes ont toujours été bien traduits dans le cadre d’un même travail ; ils améliorent la cohérence de l’ensemble.

Les concordanciers bilingues ou multilingues sont quant à eux très utiles pour comparer entre elles différentes traductions déjà effectuées.

Les agences de traduction qui rayonnent à l’international, à l’image d’AbroadLink Traductions, peuvent confier la gestion de projets de traduction incluant la localisation à des serveurs dédiés, comme memoQ.

Les vrais traducteurs professionnels utilisent leurs outils avec discernement

Les vrais traducteurs professionnels utilisent leurs outils avec discernement

Les traducteurs professionnels peuvent se baser sur une traduction fournie par un logiciel de TAO ou sur une traduction automatique obtenue en ligne. Mais la qualité de ces traductions est variable en fonction de plusieurs paramètres, comme le style d’écriture en langue source ou le degré de spécialisation des sujets traités.

Un traducteur professionnel travaille donc le plus souvent en post-édition sur des textes déjà traduits. Il peut arriver dans certains cas, pour des textes particuliers utilisant un langage spécifique, que cette manière de travailler devienne contre-productive.

Dans cette situation, un traducteur professionnel doit savoir revenir au texte en langue originale afin d’utiliser une méthode « manuelle », mais moins chronophage.

Bien sûr, les traducteurs professionnels partagent aussi des outils qui ne concernent pas directement la traduction avec d’autres professionnels : traitements de texte, correcteurs orthographe et grammaire, convertisseurs de parole en texte, etc.

Il ne nous paraît pas superflu de réitérer qu’aucun outil n’est capable de remplacer l’ouvrier. En d’autres termes, les meilleurs outils de traduction automatiques, aussi performants qu’ils soient à notre époque, ne remplacent pas un traducteur qualifié et expérimenté dans son domaine.

Lui seul est capable de facto de juger de la qualité d’une traduction et d’y apporter les corrections nécessaires.

Portrait de Virginia Pacheco
Virginia Pacheco

Rédactrice de blogs et responsable de communauté intéressée par le multiculturalisme et la diversité linguistique. Depuis sa Vénézuela natale, elle a beaucoup voyagé et vécu en France, en Allemagne, au Cameroun et en Espagne, transmettant ses expériences interculturelles à sa passion pour l'écriture.

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