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Est-il préférable de faire appel à un traducteur qui vit dans le pays de la langue source ou de la langue cible ?

Publié le 30/04/2021

Il s'agit d'un élément essentiel qui doit être pris en compte par les chefs de projet des sociétés de traduction, par les services de traduction des grandes entreprises ou, de manière générale par toute personne faisant appel à des services de traduction. Pourquoi ?

Tout d'abord, je tiens à souligner que le plus important est de travailler avec un traducteur dont la langue maternelle est la langue cible, qui est professionnel et qui possède une expérience et/ou une formation dans les domaines dans lesquels il traduit, même si ce n'est pas tout.

Le fait qu'un traducteur vive dans le pays de sa langue maternelle ou dans le pays de sa langue étrangère aura une influence sur ses compétences linguistiques. De quelle manière ? Comment pouvez-vous tirer parti de cette situation ?

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Inhaltsverzeichnis

  1. Quel traducteur comprend le mieux ?
  2. Quels traducteurs s'expriment le mieux ?
  3. Quel est le bon choix ?

1. Quel traducteur comprend le mieux ?

Quel traducteur comprend le mieux

À l'exception des cas isolés, nous pouvons affirmer que les traducteurs qui vivent dans le pays de la langue à partir de laquelle ils traduisent, c'est-à-dire dans le pays de la langue du texte source, ont une connaissance plus approfondie de cette langue.

Imaginez la situation suivante : vous êtes allé en Angleterre pour apprendre l'anglais, vous êtes tombé follement amoureux de quelqu'un et avez décidé de fonder une famille dans ces îles verdoyantes et pluvieuses. Dix ans plus tard, vous avez des enfants et filez toujours le parfait amour.

Vous parlez avec vos beaux-parents, vous regardez les actualités et lisez le journal dans votre langue étrangère. Ainsi, certains traducteurs ont une connaissance de la langue équivalente à celle de locuteurs natifs bien instruits.

Il semble évident que les traducteurs qui vivent dans le pays de la langue source seront rarement confrontés à des expressions ou à des textes qu'ils ne comprennent pas. Bien sûr, il y a toujours un tribut à payer.

2. Quels traducteurs s'expriment le mieux ?

Quels traducteurs s'expriment le mieux

Les arguments que j'ai présentés pour expliquer pourquoi le traducteur qui vit dans le pays de sa langue étrangère devrait avoir une meilleure maîtrise de la langue source sont valables pour le traducteur qui vit « chez lui ».

Si l'on pense que peu de personnes maîtrisent la langue française aussi bien que Charles Baudelaire ou Marcel Proust, on peut cependant comprendre qu'un traducteur ne cesse d'approfondir sa connaissance de sa propre langue maternelle dans l'exercice de sa profession.

En sollicitant plus activement leur langue cible, c'est-à-dire leur langue maternelle, les traducteurs qui vivent dans le pays de la langue cible ont plus de facilité à trouver les mots les plus adaptés, à utiliser de nouvelles expressions ou les idiomes du moment, et de manière générale, à mieux s'exprimer.

3. Quel est le bon choix ?

Quel est le bon choix ?

Suite à ces arguments, nous pouvons effectivement constater que le fait de vivre ou non dans le pays de la langue cible ou source présente à la fois des avantages et des inconvénients pour un traducteur. Comment pouvez-vous tourner cela à votre avantage ?

En fonction du type de texte, on peut penser qu'il est préférable de faire appel à un traducteur plutôt qu'à un autre. En général, on pourrait dire que si l'essence du texte à traduire est très difficile à comprendre, il est préférable de faire appel à un traducteur qui vit à l'étranger.

Cependant, pour les textes qui exigent de connaître les derniers néologismes, pour lesquels la formulation est importante et qui nécessitent une traduction dans un registre sophistiqué, le meilleur choix est d'avoir recours à un traducteur qui vit dans un pays où sa langue maternelle est parlée.

De mon point de vue, la solution idéale est de suivre un processus de traduction tel que celui proposé par la norme ISO 17100 en matière de services de traduction.

Lors de la phase de traduction, il est préférable de travailler avec un traducteur qui vit dans le pays de la langue source, ce qui minimise le risque que le traducteur interprète mal le texte source.

La deuxième phase, celle de la relecture, devrait être effectuée par un traducteur qui vit dans le pays de la langue cible, c'est-à-dire, sa langue maternelle, car cela lui permet d'améliorer des aspects liés à l'expression et à l'utilisation de la langue si nécessaire.

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Portrait de José Gambín
José Gambín

José Gambín Asensio est diplômé en sciences biologiques à l’université de Valence et en traduction et interprétation à l’université de Grenade. Il a occupé diverses fonctions comme chef de projets, maquettiste ainsi que traducteur free-lance. Depuis 2002, il est l’un des fondateurs de AL Traductions et occupe actuellement le poste de Directeur des Ventes et du Marketing.

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