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Les 5 différences les plus importantes entre le français en France et au Québec

Selon Wikipédia, il y a actuellement environ 7 millions de francophones au Québec qui ont le français comme langue maternelle. Cette province canadienne est la deuxième après la France en ce qui concerne le nombre de personnes de langue maternelle française.

Le français du Québec possède de nombreux points communs avec le français de France, ayant les mêmes origines. Il s’agit majoritairement du français tel qu’il était en usage aux XVIIe et XVIIIe siècles à Paris.

Cinq grandes différences existent entre le français du Québec et le français de France aujourd'hui.

1. Prononciation du français

Prononciation du français

S’il est difficile de savoir si un texte vient d’un auteur québécois ou d’un auteur français, il est plus facile de reconnaître les différences de provenance à l’oreille.

Alors qu’un Québécois est capable de comprendre sans problème la prononciation du français tel qu’il est parlé en France, l’inverse est plus compliqué.

À cause de l’accent, les Français doivent très souvent faire des efforts pour parvenir à comprendre correctement le québécois parlé.

Cette tâche se complique encore s’ils ont affaire à une variante populaire ou du « joual ».

2. L’attitude face à l’anglais des Français et des Québécois

L’attitude face à l’anglais des Français et des Québécois

Le Québec francophone a toujours dû composer avec des voisins imposants au Canada et aux États-Unis.

Pour se défendre contre l’anglais, les francophones ont traduit beaucoup de mots anglais en français alors qu’ils sont restés en anglais en français de France.

Un des plus connus que l’on retrouve sur les panneaux de circulation est « Stop » qui est devenu « Arrêt » au Québec.

3. Le tutoiement et le vouvoiement en français

Le tutoiement et le vouvoiement en français

Le tutoiement est beaucoup plus courant au Québec qu’en France. Cela fait qu’en français du Québec, on tutoie des personnes qu’on ne connaît pas forcément.

Le vouvoiement n’est utilisé que dans des contextes très formels, alors qu’en français de métropole, il est beaucoup plus répandu.

Le « tu » au Québec est aussi utilisé pour insister sur le caractère interrogatif d’une question : « Tu veux tu ? ». Cette tournure n’existe pas en français de France.

4. Le vocabulaire

Le vocabulaire

Le français du Québec possède ses propres mots. Il peut arriver que des mots existent dans les deux français et qu’ils signifient des choses différentes, comme « tabagie », « dépanneur » ou « écœurant ».

Les francophones peuvent s’amuser à apprendre le vocabulaire québécois sur des sites comme « je parle québécois ».

Il n’est pas toujours évident de fournir de bonnes traductions du vocabulaire et des expressions québécoises lorsqu’on cherche à localiser un site web québécois en France.

Il y a souvent un mot qui sonne faux. Pour un commerce en ligne, on ne « magasine » pas toujours de la même manière. Et on ne trouve pas toujours les mêmes « morceaux »…

5. Le sacre québécois : des jurons spécifiques

Le sacre québécois : des jurons spécifiques

Le franc-parler québécois est cher au Professeur en ethnologie Jean-Pierre Pichette de l’Université Sainte-Anne (Nouvelle-Écosse). Il est l’auteur du « Guide raisonné des jurons » qui recense plus de 1300 jurons (appelés « sacres », en français du Québec).

Dans ce domaine, le français est complètement différent du québécois. Les sacres québécois reposent principalement sur des objets liturgiques ou des formules de l’église catholique, laquelle a fortement imprégné la société québécoise.

Quoiqu’il en soit, le français reste le français. Si elles ne doivent pas faire l’objet d’une traduction auprès d’une agence reconnue, les deux variétés de la langue de Molière devraient être comparées en adaptant, le cas échéant, les mots locaux.

Cette adaptation sera plus importante lorsqu'il s'agira de traduire des textes de marketing ou des textes impliquant la langue parlée dans la vie quotidienne.

 

Portrait de Virginia Pacheco
Virginia Pacheco

Rédactrice de blogs et responsable de communauté intéressée par le multiculturalisme et la diversité linguistique. Depuis sa Vénézuela natale, elle a beaucoup voyagé et vécu en France, en Allemagne, au Cameroun et en Espagne, transmettant ses expériences interculturelles à sa passion pour l'écriture.

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